Macbeth

 


Extrait de "Macbeth"

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L’histoire

Adaptation du drame de Shakespeare pour un comédien, un musicien et des marionnettes

  Macbeth et Banquo, deux généraux du Roi d’Ecosse Duncan, reviennent du champ de bataille où ils ont remporté une grande victoire. Sur leur chemin, ils rencontrent le Destin (les trois sorcières) qui prédit à Macbeth un avenir royal et à Banquo une descendance royale.
 La pièce nous raconte alors l’accession sanglante de Macbeth au trône, l’assassinat du Roi et des nobles qui lui sont restés fidèles. Macbeth sera efficacement secondé dans ces taches meurtrières par sa femme, Lady Macbeth, aussi ambitieuse que lui, mais sans doute moins scrupuleuse. Nous assisterons également à la culpabilité qui les ronge, puis à leur folie et à leur destruction.

Analyse succincte de l’histoire:

De la lande écossaise aux brumes londoniennes, Macbeth traîne sa réputation de pièce maudite. Ainsi, les sorcières, qui se mêlent à l'action dramatique comme le lierre emprisonne un mur, se sont échappées du livre et grimpent jusqu'à nous. Sans elles, Macbeth serait une pièce de plus à ranger dans le panthéon des oeuvres qui auscultent la fascination que le pouvoir exerce sur l'homme. Certes, Shakespeare approfondit ce thème en mettant à jour, (et plutôt de nuit) l'action de la femme de pouvoir, et lady Macbeth est la mère de toutes ces "first ladies" contemporaines qui travaillent dans l'antichambre de présidents d'époux. Sans les sorcières, nous serions dans Machiavel. Avec elles, bien qu'elles disent le vrai, nous doutons de tout, et leurs regards grimaçants se rient de nos certitudes: Macbeth voit une forêt qui avance et quand, sur scène, nous croyons trouver une image stable et juste, elle s'évanouit l'instant d'après en une pantalonnade ridicule. Alors, pour conjurer cette malédiction, nous leur avons donnée un roi de théâtre et son frère le musicien, auxquels elles obéissent, jusqu'à présent. Si la terre (macbethienne) a des bulles d'où surgissent ces sorcières, le théâtre a son bouffon, l'esprit des planches, le gardien de l'histoire. C'est lui que nous avons convoqué pour qu'un seul personnage contienne tous les autres; c'est lui qui tisse le fil rouge sang du tartan de Macbeth, antithèse du "Braveheart" hollywoodien. Au théâtre, nous nous rions souvent des tyrans, ce qui est une façon d'espérer qu'un homme vertueux se lève un jour des ruines de la guerre. En attendant cette improbable aubaine, il est plus raisonnable de croire aux sorcières, même si, comme Macbeth, nous ne voulons pas les entendre."

Pierre Desmaret


 

Adaptation : Jonathan Hayes
Spectacle tous publics à partir de 11 ans


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